La supervision, qui gagnerait à se nommer « métavision ou inter-métavision » est le lieu et le moment où deux professionnels se rencontrent pour advenir à l’éclaircissement d’une problématique entravée, dans une tâche commune.
Quelles ressources y aurait-il à mobiliser face à une situation particulière inédite et embrouillée : comment sentir, accueillir, pacifier ou aux contraire mobiliser une conflictualisation, une différenciation ? Se laisser surprendre, déconstruire des hypothèses, mobiliser des ressources créatives ?
Créer des expérimentations, stimuler l’imaginaire ou remettre de la structure et de la cohérence clinico-théorique ?
Le superviseur est là pour soutenir le processus, apporter de l’étonnement, permettre d’être affectés ensemble et au supervisé d’apparaître singulièrement, retrouver une confiance dans sa capacité. Supervisé et superviseur avancent pas à pas en tâtonnant dans l’incertitude mais en trouvant un sol qui permet de se diriger et de remettre de l’horizon.
Le temps de la supervision crée un espace de curiosité permettant de remettre de l’horizon devant soi tout en tenant l’incertitude.