Jean-Marie Terpereau
Gestalt-thérapeute à Vannes
Jean-Marie Terpereau
Gestalt-thérapeute à Vannes

Expérience

Le point de vue d’une patiente :

Mon gestalt-thérapeute est très attentif à ce que je dis ou ce que je fais. J’ai l’impression que la moindre de mes expressions, ma façon d’entrer dans le cabinet, de m’assoir, d’être fatiguée ou surexcitée est remarquée par lui.

Avec lui, c’est ce qui surgit spontanément en début de séance, qui fait l’objet de l’attention et que nous déplions pas à pas, comme si dans des évènements qui me semblent anodins, était contenu implicitement les raisons qui me font aller chez lui.

J’ai le sentiment que mon thérapeute regarde la manière dont je l’aborde et comment je me situe dans cet endroit. Même s’il me laisse exposer mon histoire de vie, il me ramène souvent au maintenant, à ce qui se passe entre lui et moi. Cela à l’air d’être important et peut-être que ça l’est parce qu’au fond c’est maintenant que j’existe.

Je sens que mon thérapeute me questionne avec beaucoup de curiosité et d’empathie. Je le sens très présent avec moi et cela est réconfortant. Il a une façon de se saisir de certains éléments que je livre et c’est étonnant comment il pointe des choses qui tout à coup ouvrent à des significations ou bien font surgir en moi des émotions que je n’attendais pas.

 

Lorsque je suis trop bavarde, je veux dire que je raconte un peu trop ma vie, il me ramène gentiment à certains éléments qu’il juge important et je suis étonné de voir comment il tient cela sans le lâcher. Nous y revenons, nous approfondissons, déplions, explicitons comme il dit, jusqu’à ce que les choses soit le plus possible décrites, identifiées, éclaircies.

A travers tout cela, je commence à deviner la manière particulière que j’ai d’aborder les choses et les personnes et je suis troublée de saisir déjà comment cela me questionne, comment cela m’empêche de réaliser ce que je désire. Je sens comment je suis en train de prendre conscience de certaines choses.

Parfois mon attention se fixe ailleurs, dans un imaginaire ou un souvenir et mon thérapeute utilise cela comme des éléments qui disent toujours quelque chose de ce qui se passe dans la thérapie. Je finis par comprendre que mon thérapeute est aussi engagé que moi dans les séances et que ce qui l’intéresse est ce que nous faisons ensemble, ce qui se passe entre nous, comme si c’était là l’endroit d’où allait pouvoir surgir quelque chose de neuf, une façon de pouvoir entrevoir et construire ma vie différemment.

Même si parfois mon thérapeute m’agace et me met en colère en ouvrant des choses que je préfèrerais ne pas ouvrir, je reconnais qu’il enveloppe la thérapie d’une grande humanité et cela a permis de construire un lien fort entre lui et moi. Je sens que j’ai besoin de ce lien. Il me permet de me dévoiler petit à petit, de prendre confiance et mon thérapeute respecte cette temporalité. Je sens qu’il prend son temps, me ralentit parfois. Les choses ne se transforment pas en un jour. Parfois, je suis surprise d’un retour affecté qu’il me fait et comment cela me fait progressivement m’apparaître comme je ne m’étais pas encore vue. Je sens alors qu’il existe une humanité commune entre lui et moi, comme si nous étions fait de la même chair et en même temps je m’apparais différente, singulière et c’est bon de sentir cela.

Mon thérapeute me renvoie souvent à ce que j’éprouve dans ma chair, comme si il y avait quelque chose à trouver dans ce corps que je suis ou comme s’il cherchait à vérifier là ce que je lui raconte, comme si de mon corps pouvait sortir une vérité de mon existence et je suis surprise de la façon dont ma chair dit les choses, comment je peux les ressentir car beaucoup de choses n’étaient pas encore véritablement ressenties à ce niveau-ci et je peux mettre maintenant des mots sur ce que je ressens. Parfois j’ai envie de pleurer et mon thérapeute accueille mes pleurs et je sens qu’il est touché par ce qui m’arrive et il me le dit. Je sens que c’est important que je puisse craquer avec lui, parce qu’il n’est jamais jugeant et que sa qualité de présence me le permet.

 

Je suis étonné de la façon de travailler de mon gestalt-thérapeute. Je m’attendais à ce qu’il fouille mon passé et j’appréhendais à ce qu’il mette au jour en moi des tares ou des pathologies aux noms barbares qui vérifieraient que je suis trop comme si et pas assez comme cela. En réalité ce n’est pas du tout comme cela que ça s’est passé, il s’est surtout intéressé à la manière dont j’étais avec lui et à la manière dont nous pouvions créer ensemble de la nouveauté et de meilleurs ajustements face à la réalité.

J’ai compris que les séances de thérapie sont des expériences pendant lesquelles nous allons mettre à l’œuvre une certaine dynamique qui peut révéler certains raccourcis qui semblent maintenant inappropriés et que je prends usuellement pour contacter des situations, ou bien certaines façons répétitives de me positionner à mon désavantage et qui sont bien sûr en lien avec la manière dont j’ai pu me construire durant mon enfance. Ces manières habituelles s’effectuent le plus souvent à mon insu et la thérapie les met en évidence et je peux dès lors avec mon thérapeute explorer d’autres manières d’être au monde, plus ajustées, plus créatives et plus libératrices.

 

Je me rends compte que progressivement, ma façon d’être en relation change avec mon thérapeute et qu’insensiblement cela amène du changement dans ma vie de tous les jours. Au début, j’étais plutôt angoissée de ce qui allait advenir et aujourd’hui, en constatant les progrès, je trouve ça plutôt merveilleux même si par moment ce n’est pas une sinécure et que je traverse des moments difficiles.

Je peux dire aujourd’hui que ce qui m’a beaucoup aidé, c’est à la fois le lien et la confiance qui ont pu s’établir avec mon gestalt-thérapeute, sa manière de me ramener sans cesse à l’expérience qui se vit dans l’actuel de la séance, ce point focal sur la centralité de se qui se passe dans la situation entre lui et moi et cette attention et cette curiosité vis à vis non seulement de ce que j’avais à lui dire avec mes mots mais aussi avec ma chair. Du coup je me dis que j’ai eu de la chance de rencontrer la gestalt-thérapie mais pas seulement la gestalt-thérapie mais un thérapeute qui a su être très présent et très accueillant quand j’en avais besoin et aussi très engagé dans la situation que nous avons créée ensemble. Si la méthode a de l’importance, la personne du thérapeute est essentielle.

 

- Une patiente

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